Sur la commune de La Cadière d'Azur, le lieu-dit La Suffrène aurait été la résidence d'une compagne du Bailli de Suffren... S'inspirant de ce site sur lequel est plantée la majeure partie du vignoble, le domaine a trouvé son nom en 1996, lorsque les terres ont pris une nouvelle orientation. Muni d'un BTS en viti-œnologie, Cédric Gravier reprend l'affaire familiale, cessant par la même de porter la récolte à la coopérative. Riche en vieilles vignes - 30 ans d'âge - le vignoble possède même quelques hectares classés AOC gagnés sur la forêt, portant sa superficie à 42 ha dont 6 ha en Vin de Pays. Sur ces terres argilo-limoneuses nuancées de calcaire et d'argile, la méthode culturale demeure traditionnelle, rythmée de labours d'hiver, taille en gobelet et ébourgeonnage de printemps et vendange verte drastique améliorant concentration et maturité des raisins. Dès 1997, le millésime affiche la couleur, tire un trait sur le passé, ramène le rendement à 36 hl/ha. Cédric Gravier n'a pas lésiné sur les moyens en construisant une cave moderne pour la vinification. Aussi, les vendanges manuelles transportées en bac sont soulevées par un pont roulant pour accéder à la table de tri ; quant aux cuves en béton et inox thermorégulées, elles sont installées dans le chai climatisé. La diversité du terroir, associé à l'âge respectable des vignes est à l'origine de la plénitude et de la complexité des vins. Aussi, le Domaine de la Suffrène s'est très vite positionné parmi les meilleurs de Bandol. Pour preuve, la médaille d’argent obtenue cette année au Concours Général Agricole pour le Rosé 2010..