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Catégorie : Bandol
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Ensoleillement, sols pierreux, douceur marine, pluies en justes proportions, protection des forêts, collines et montagnes alentour.
Le vignoble de Bandol jouit d’un site et de conditions climatiques qui font de lui l’une des valeurs sûres du paysage vitivinicole francais
Le vin, lui, est célèbre depuis… toujours. Ou presque.
Il est exporté depuis près de 25 siècles. Les amphores datant des époques grecque et romaine, retrouvées entre l'île de Bendor et la corniche de Bandol, en témoignent. Mais, outre le fait d'être gâté par la nature, il doit sa renommée aux choix des vignerons, judicieux, audacieux et prenant le pas sur la facilité. Ces derniers ont su planter sur les pentes là où il le fallait et, pour faire obstacle aux éboulements, ont construit des restanques, terrasses de pierres sèches qui ne tolèrent pas la négligence. Ils ont opté pour le Mourvèdre : ce cépage noir, d'ordinaire à maturité difficile et tardive, a trouvé dans le vignoble bandolais sa terre de prédilection. L'appellation (obtenue en 1941) en impose 50% dans les rouges, or il n'est pas rare d'en trouver 60%, 70%, voire au-delà. La production pour les 1433 hectares que compte le vignoble se situe à 35 hl/ha. La vendange verte, à laquelle on procède dès le mois de juillet, est de mise, la machine à vendanger est proscrite.Pour une meilleure dégustation il est recommandé aux amateurs d'ajouter un soupçon de patience : le rouge de Bandol est un grand vin de garde, à boire au moins huit ans après sa récolte.

 

Les dégustations 2018

Daniel Ravier du domaine Tempier livre ses impressions sur le millésime 17 ''Pas de réchauffement climatique ! Peu de vignerons en doutent encore aujourd’hui au regard des dates de vendanges. 2017 confirme et amplifie le phénomène puisque nous avons fini de vendanger le 12 septembre ! Dans les années 60-70, les vendanges commençaient autour du 25 septembre et parfois en octobre. Cette année, nous avons encore commencé en août, le 22. Après le millésime 2016 d’une très grande sècheresse (320mm de vendanges à vendanges), l’automne, l’hiver et le printemps ont été très pluvieux avec 450mm. De belles pluies, absolument pas méditerranéennes et orageuses mais bien régulières..
Un épisode de grêle le 5 avril a touché les secteurs de la Migoua et de la Laidière en endommageant un bon nombre de bourgeons.
A partir de la mi-mai notre climat méditerranéen est arrivé avec un coup de chaud qui a boosté la pousse de la vigne mais aussi des herbes compte tenu des réserves en eau. La fin du printemps et l’été furent globalement très chauds et très secs puisqu’il est tombé seulement 35mm de mi-avril à fin septembre. Nous souhaitions garder de la fraîcheur dans les vins, nous avons alors commencé le 22 août avec des grenaches pour le rosé Les rouges 2015 évoluent bien grâce à une grosse matière et une proportion tannique en rapport, de beaux amers relevant la fin de bouche 2014 est un millésime homogène et classique, avec un profil plus frais tout en offrant de beaux tanins pour la
garde, des rouges de semi-garde, les blancs et les rosés se goûtent mieux maintenant.