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Catégorie : Les Baux de Provence
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" Les vins des Baux de Provence ont besoin de notre patience ", déclare Gilles Ozello, chef-sommelier à l’Oustau de Baumanière. Le temps : principe incontournable de la philosophie des vignerons des Baux.

beaux lav

Culture biologique, développement du label " Nutrition méditerranéenne en Provence ", agriculture raisonnée, faibles rendements, taille courte et vendange en vert concourent également à cet état d'esprit. Perpétué par les anciens, il est aujourd'hui relayé par les vignerons nouvellement installés. L'AOC des Baux est " la petite dernière " en Provence puisqu'elle date du 6 février 1995. Elle n'a cependant pas tardé à conquérir une certaine renommée. Son originalité : plus de 80% des vignes sont traités en agriculture biologique. La Vallée des Baux est située au cœur des Alpilles. Les vignes de 12 domaines en traversent les 8 villages des versants Nord et Sud. L'altitude de ce massif s'élève jusqu'à 400 mètres. Il est composé de roches calcaires ou calcaro-marneuses du Crétacé. Le climat de l'endroit - plus chaud et avec une pluviométrie un peu plus importante - ne fait pas significativement exception à celui qui règne générlement sur la Provence.Autre particularité des Baux de Provence : les vins blancs (6%) sont actuellement commercialisés sous l'appellation Coteaux d'Aix. Or depuis 2002 les vignerons travaillent avec l'INAO à la reconnaissance d'une AOC Vins des Baux pour ces derniers. Les rouges sont élaborés à partir de Grenache, Syrah et Mourvèdre (cépages principaux représentant au moins 60% de l'assemblage) ; de Cinsault, Cournoise, Carignan (limités individuellement à 30%) et de Cabernet-Sauvignon (20% maximum). Grenache, Syrah et Cinsault entrent dans la composition des rosés à hauteur de 60% ; les cépages secondaires sont : le Cabernet-Sauvignon (10% maximum), le Mourvèdre, le Carignan et la Cournoise (30% maximum).La production de ce vignoble de 274 ha est fixée à 50 hl/ha.

Tendance du millésime

Le printemps aura été moyennement pluvieux en 2010, ; mais l’hiver a été humide, les vignes ont donc eu l’eau qu’il fallait. Voilà donc deux ans que les vignes se ressourcent . Le soleil a été généreux en juillet et août mais les vendanges se sont faites avec un gilet, un avantage garantissant les qualités organoleptiques du raisin. Les rosés sont sur les fruits rouges, fraise, framboise et grenade avec une chair plus fine qui donne de l’élégance. La nature a été généreuse avec les blancset les a pourvu d’une aromatique complexe et persistante ; l’acidité leur a donné du tonus : ils sont très réussis et ouverts à la gastronomie. Rouges : sur 2006, les vins sont denses mais conservent leur fraîcheur avec beaucoup de fruit ; ils exhalent la pierre et commence à viander . Les 2007 n’ont rien à prouver, solides, puissants, élégants, expressifs, épicés, ils continuent leur lente évolution de vin de longue garde. 2008 peut commencer à se boire : assez soyeux, il dégage dans la fraîcheur des arômes de fruits noirs voire de pruneau, une note fumée du terroir ; leur structure leur permettra un vieillissement mais ils commencent à s’ouvrir dès maintenant pour le plaisir des sens. 2009, millésime chaud, sera comparable à 2007 pour la belle maturité de la vendange et la qualité de ses tannins.