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Catégorie : A.O.C. Sartène
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Monde stedde ind’u sartinesi..

 

Cette vaste région qui démarre après la rivière du Taravu pour s'achever aux environs du Lion de Roccapina a connu des destins agricoles différents.

 

Si les hauts coteaux du Baracci et du Rizzanese furent traditionnellement oléicoles et viticoles, la vallée de l'Ortolo, longtemps considérée comme une région d'élevage n'a connu la vigne qu'à la fin du 18ème. A cette époque, on recense dans le secteur 478 ha de vigne, une superficie qui va quasiment doubler en un siècle pour atteindre 925 ha dans les années 1880. Entre 1880 et 1895, à la suite de l'installation de négociants continentaux à la recherche de terres indemnes de Phylloxéra, 800 nouveaux hectares vont naître, accompagnés de chais modernes. Diverses circonstances conduiront à un rapide abandon de ces vignobles et il faudra attendre 1960 pour voir prospérer à nouveau la viticulture qui passera de 538 ha en 1961 à 2 400 ha en 1970 pour retomber à 850 ha en 1985. Avec une superficie en A.O.C de 152,4 ha et un rendement moyen de 31,5 hl/ha, son vignoble constitue l'une des 5 Appellations Corse-Village. Sciaccarellu, Niellucciu, Barbarossa, Vermentinu, donnent ici des vins étoffés, à la forte personnalité et d'un velouté remarquable. Les Rouges sont bien charpentés, les Rosés ont du corps et les Blancs sont amples et bouquetés.

 

La tendance du Millésime

 

Avec 15 jours d’avance par rapport à 2016, le millésime 2017 est certainement le plus précoce et le plus sec de ces 20 dernières années. certains domaines de Sartène ont noté, une diminution de rendements de – 20 à – 40 % par rapport aux millésimes 2015 et 2016, qui avaient toutefois été deux très bonnes années. Les pertes de rendements sont fréquentes surtout dans le cas de sols drainants comme les arènes granitiques… Le Sciaccarellu a beaucoup flétri. Les parcelles irriguées et les vieilles parcelles où l’enracinement est efficient sont celles qui ont le moins souffert. Il y a quand même eu des cas de mortalités sur vieux pieds de Vermentinu, inhabituelles, surtout pendant la semaine de canicule du 7 au 12 août, qui est venue se superposer à la sécheresse enregistrée depuis février. Il faut dire que sciaccarellu supporte mal les chaleurs extrêmes et ici le niellucciu joue à fond son rôle de modérateur. Les blancs quant à eux tirent leur épingle du jeu chez tous les vignerons. Qu’ils soient sur une dominante minérale ou sur une dominante fruitière il y en aura pour tous les goûts et pour tous les plats. Quant au rouge, les vignerons qui ont présenté leurs 2016, ont eu le nez creux car ils ont décroché la timbale. Et ce d’autant plus que les 2015 sont toujours sur la réserve. Quoi qu’il en soit il est évident que votre route des vins de Corse ne peut ignorer l’étape Sartinese sous peine de fautes professionnelles…