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Catégorie : Vallée Intérieure
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Cette zone borde le massif des Maures. Ancien bassin sédimentaire, elle est constituée de grès et d'argiles rouges. Les sols, sablo-limono-argileux, comportent des grès fins micacés et des pélites ou argilites. En un mot schisteuse à l'est et calcaire à l'ouest, cette partie du Var représente quasiment 50% de la production des Côtes de Provence.

maures maures

Les vignes sont plantées sur des versants et sur des parties hautes de vallées. Les vins produits ici sont fruités et puissants. Egalement appelée Dépression permienne, cette terre est scindée en deux zones climatiques. La partie sud voit s'engouffrer les entrées maritimes l'après-midi mais ne subit ni les rosées matinales de la Bordure Maritime, ni les gels comme dans les Collines du Haut-Pays. Entre Cuers et Puget-Ville, endroit le plus chaud du Var, et Pierrefeu réputé pour ses gravoches (cailloux), une association de vignerons travaillent pour une reconnaissance du terroir de Pierrefeu. Après le verrou de Pignans et l'avancée de l'imposante Notre Dame des Anges (780 m), la vallée s'élargit et manquerait cruellement d'eau si l'Aille ne venait la rafraîchir. Ici les terres d'origines diverses se mêlent, coiffées d'une immense pinède qui fut la proie des flammes pendant l'été ravageur de 2003.

Tendance du millésime

Terroir de Pierrefeu : nous sommes en mesure à ce jour d’annoncer la reconnaissance pour la récolte 2012 du terroir de Pierrefeu . Cette appellation concernera certaines parcelles vinifiées en rosé ou en rouge sur les communes de Cuers, Pierrefeu, Puget-Ville et avoisinantes. Elle mettra en exergue les terres d’argile permienne riches en « gravoches », nom local des pierres anguleuses qui donnent cette typicité nerveuse et minérale aux vins. 2010 : le printemps a été humide et l’été chaud sans être caniculaire : la maturation a pu se faire tranquillement. En général les vendanges ont été tardives, à une date observée régulièrement dans les années 1985-90. Les raisins étaient mûrs et sains mais les vignerons ont seulement du s’armer de patience pour obtenir de belles maturités. Les blancs sont faciles à boire, francs, nets et aromatiques, avec peu d’acidité ; ce qui leur donne de la rondeur mais ne les autorisent pas à aller sur des plats riches. Les rosés ont le même profil : peu acides, plutôt clairs, présentent harmonie et délicatesse, ont une puissance aromatique modérée mais sont agréables et faciles à boire. « Si 2007 a été une année référence pour les rouges dans les années précédentes en rendant puissance, persistance et potentiel de garde, 2009 sera qualitatif mais moins complet » constate Emmanuel Baugnet, œnologue aux Arcs, qui possède son propre laboratoire et conseille les vignerons sur différents terroirs de Côtes de Provence. « Les rouges 2010 moins seront bien que 2009, avec une puissance en retrait ; ils auront l’avantage de correspondre à une nouvelle tendance de vins fruités, souples et plus facile de consommation ».