40 ans vous contemplent…

 

Le vaste territoire du vignoble de l'Appellation Ajaccio s'étire du Golfe de Porto à la rive nord du golfe du Valinco, en s'ouvrant sur la mer par les deux plus grands golfes de Corse, ceux de Sagone et d'Ajaccio.

 

AOC devenue autonome en avril 1984 avec rang de cru, Ajaccio abrite un grand nombre de viticulteurs réc o l t a n t s vinifiant dans leur propre cave. On y dén o m b r e quelques-uns des plus vieux domaines qui ont fait la renommée des vins corses et des parcelles de vignes considérées comme de véritables archives ampélographiques. Avec 220 ha pour une production d'environ 7 000 hl et un rendement de base de 45 hl/ha, Ajaccio possède le tiers de l'espace insulaire potentiellement classable en AOC. Démontrant ainsi qu'elle possède des dispositions naturelles agro-climatiques favorables à la viticulture. Cépage spécifique et orgueil du vignoble ajaccien, le Sciaccarellu donne sa typicité au rouge et au rosé : une robe claire, mais de l'étoffe et du feu et une distinction remarquable.

 

La tendance du Millésime

 

Avec 15 jours d’avance par rapport à 2016, le millésime 2017 est certainement le plus précoce et le plus sec de ces 20 dernières années. Autres caractéristiques selon les constatations du CIRVI: une phase de maturation rapide, des maturités très abouties mais des niveaux de production beaucoup plus bas, -18 à -20 % au global, avec une amplitude de -5 à – 40 % selon la situation géographique des vignobles, les cépages et la conduite culturale des parcelles. Certains domaines d’Ajaccio ont noté, une diminution de rendements de – 20 à – 40 % par rapport aux millésimes 2015 et 2016, qui avaient toutefois été deux très bonnes années. Les pertes de rendements sont fréquentes surtout dans le cas de sols drainants comme les arènes granitiques…Le Sciaccarellu a beaucoup flétri. Il y a quand même eu des cas de mortalités sur vieux pieds de Vermentinu, inhabituelles, surtout pendant la semaine de canicule du 7 au 12 août, qui est venue se superposer à la sécheresse enregistrée depuis février. les blancs et les roses ont donc souffert. Tout comme les rouges 2016 qui avaient connu un épisode de sécheresse. Quant aux 2015, mon bon monsieur, ils sont encore au-dessus, suaves, soyeux, équilibrés et d’une richesse à faire pâlir Donald Trump, ils concourent déjà au titre de millésime du siècle … Bien qu’il reste quelques millésime avant l’an 3000 . Fort heureusement 2014 si affiche une cohorte de bouteilles qui s’expriment sur le fruit. Riche d’une excellente trame tannique, elle confirme leur grand potentiel de garde. et comme on pouvait le prévoir, les rouges 2013 payent le tribut d’ un millésime quelque peu compliqué et les vins goûtés ne resteront pas dans les mémoires